Un enjeu de santé publique : nous sommes tous concernés !
La DMLA est la première cause de malvoyance, en France, chez les personnes âgées de plus de 50 ans.
Un million de personnes sont atteintes par une forme plus ou moins sévère de la maladie.
Une personne sur 4 après 75 ans et 1 personne sur 2 à partir de 80 ans seraient concernées par une DMLA.
En raison du vieillissement de la population et de l'augmentation de la durée de vie, la DMLA doit être considérée comme un enjeu majeur de santé publique.
1) La forme précoce ou Maculopathie Liée à l'Age.
La DMLA est liée à une altération de la macula, zone centrale de la rétine, impliquée dans la vision fine.
Des signes précurseurs de la maladie peuvent être observés, au cabinet de l'ophtalmologue à l'examen du fond d'oeil, avant l'apparition des signes de la dégénérescence, souvent même avant les premiers signes de la maladie.
A cette étape, les symptômes se limitent à une gêne visuelle ou un besoin d'éclairage plus intense. La perte d'acuité visuelle est souvent minime voire absente. Ces différentes atteintes peuvent rester stables ou évoluer vers la maladie.
2) Les formes avancées.
On distingue deux formes avancées de DMLA, la forme "sèche" et la forme "humide" qui présentent des conséquences identiques sur la vision mais sont caractérisées par des vitesses d'évolution différentes.
* La DMLA sèche à l'origine d'une atteinte progressive.
Cette forme évolue en général lentement (sur une dizaine d'années), permettant aux patients atteints de conserver longtemps une vision relativement satisfaisante, malgré une gêne pour les activités nécessitant la reconnaissance des détails.
* La forme humide: la plus fréquente, d'évolution plus rapide.
Cette forme se caractérise par le développement de vaisseaux anormaux dans la région maculaire. Ces vaisseaux anormaux sont fragiles et peuvent être responsables d'oedème ou d'hémorragies.
Les premiers signes de la maladie (déformations des lignes droites, diminution brutale d'acuité visuelle ou des contrastes, tache sombre centrale) doivent entraîner une consultation en urgence chez un médecin ophtalmologiste.
Les premiers symptômes : à ne pas négliger...
La DMLA est une maladie qui évolue silencieusement, à "bas bruit". Au stade initial de l'atteinte, dans la très grande majorité de cas, aucun symptôme n'est perceptible.
Seul un examen du fond d'oeil pratiqué par un ophtalmologiste permet alors de diagnostiquer la maladie.
Puis, des symptômes de la maladie se manifestent :
- La diminution de l'acuité visuelle
Souvent rapide, elle s'accompagne d'une diminution de la capacité à percevoir les détails. Un éclairage plus puissant devient nécessaire pour lire ou accomplir des tâches qui demandent de la minutie.
- La moindre perception des contrastes
- La déformation des lignes
Les lignes droites semblent gondolées ou ondulées.
- L'apparition d'une tache sombre centrale
A un certain stade, une tache centrale (le scotome) plus ou moins foncée apparaît, ampute la vision au centre du champ visuel.
Le dépistage précoce de la maladie, avant l'apparition des symptômes d'alerte décrits ci-dessus, permet une prise en charge optimum, l'apparition de ces derniers signant la présence d'un stade avancé de la maladie.
Les conséquences de la DMLA
Chaque cas est particulier tant dans l'ampleur de son atteinte (les deux yeux sont atteints dans un cas sur deux) que dans sa vitesse d'évolution.
C'est pourquoi un bilan complet et spécifique doit être entrepris par le médecin ophtalmologue dés que le diagnostic est posé.
La première cause de la DMLA est le vieillissement.
La DMLA atteint également plus fréquemment les femmes que les hommes et les personnes de peau claire.
Le tabagisme : le risque de développer la maladie semble être multiplié par un facteur de 3 à 6 chez les fumeurs importants.
La surcharge pondérale, l'obésité semble aussi accroître sensiblement le risque.
Le rôle de l'alimentation n'est pas à négliger. Plusieurs études indiquent qu'une alimentation équilibrée et riche en légumes verts, fruits frais et poissons gras jouerait un rôle protecteur dans la DMLA.
Il existerait une prédisposition génétique : le risque de développer une DMLA est multiplié par 4 dans le cas d'antécédents familiaux.
La DMLA ne résulte pas d'une activité répétée ou excessive de lecture ou de travaux sur ordinateur.
Elle n'est pas non plus liée aux expositions répétées à la lumière. Aucun médicament ne semble pouvoir être mis en cause dans l'apparition ou l'aggravation de la DMLA.
1) La prévention primaire
Elle permet de détecter des individus à risque avant les premiers signes de la DMLA. Elle vise à recommander dans la population des mesures préventives telles que la lutte contre le tabagisme, ou encore un régime alimentaire approprié, riche en anti-oxydants, en lutéine ou encore en acides gras (oméga 3).
Les mauvaises habitudes alimentaires semblent multiplier les risques de survenue de la DMLA. Ainsi, la reprise d'une alimentation équilibrée est primordiale chez les sujets risquant de développer la maladie.
Différents nutriments joueraient un rôle non négligeable :
2) La prévention secondaire
Elle doit permettre de limiter les conséquences néfastes de la maladie grâce à une intervention avant l'apparition des symptômes.
3) La prévention tertiaire
Elle a pour objectif la réduction des complications évolutives. La prévention tertiaire vise à limiter le retentissement de la maladie et à améliorer la qualité de vie et la prise en charge des personnes atteintes.